mercredi 23 septembre 2009
Le Tamiflu déconseillé pour l'enfant: rapport bénéfice/risque défavorable.
Research
Neuraminidase inhibitors for treatment and prophylaxis of influenza in children: systematic review and meta-analysis of randomised controlled trials
Matthew Shun-Shin, academic foundation year 2 doctor1, Matthew Thompson, senior clinical scientist2, Carl Heneghan, clinical lecturer2, Rafael Perera, university lecturer in medical statistics2, Anthony Harnden, university lecturer in general practice2, David Mant, professor of general practice2
1 Kadoorie Centre, John Radcliffe Hospital, Headington, Oxford OX3 9DU, 2 Oxford University Department of Primary Health Care, Rosemary Rue Building, Headington, Oxford OX3 7LF
Correspondence to: M Thompson matthew.thompson@dphpc.ox.ac.uk
'//-->
Objective To assess the effects of the neuraminidase inhibitors oseltamivir and zanamivir in treatment of children with seasonal influenza and prevention of transmission to children in households.
Design Systematic review and meta-analysis of data from published and unpublished randomised controlled trials.
Data sources Medline and Embase to June 2009, trial registries, and manufacturers and authors of relevant studies.
Review methods Eligible studies were randomised controlled trials of neuraminidase inhibitors in children aged 12 in the community (that is, not admitted to hospital) with confirmed or clinically suspected influenza. Primary outcome measures were time to resolution of illness and incidence of influenza in children living in households with index cases of influenza.
Results We identified four randomised trials of treatment of influenza (two with oseltamivir, two with zanamivir) involving 1766 children (1243 with confirmed influenza, of whom 55-69% had influenza A), and three randomised trials for postexposure prophylaxis (one with oseltamivir, two with zanamivir) involving 863 children; none of these trials tested efficacy with the current pandemic strain. Treatment trials showed reductions in median time to resolution of symptoms or return to normal activities, or both, of 0.5-1.5 days, which were significant in only two trials. A 10 day course of postexposure prophylaxis with zanamivir or oseltamivir resulted in an 8% (95% confidence interval 5% to 12%) decrease in the incidence of symptomatic influenza. Based on only one trial, oseltamivir did not reduce asthma exacerbations or improve peak flow in children with asthma. Treatment was not associated with reduction in overall use of antibiotics (risk difference –0.30, –0.13 to 0.01). Zanamivir was well tolerated, but oseltamivir was associated with an increased risk of vomiting (0.05, 0.02 to 0.09, number needed to harm=20).
Conclusions Neuraminidase inhibitors provide a small benefit by shortening the duration of illness in children with seasonal influenza and reducing household transmission. They have little effect on asthma exacerbations or the use of antibiotics. Their effects on the incidence of serious complications, and on the current A/H1N1 influenza strain remain to be determined.
This is an open-access article distributed under the terms of the Creative Commons Attribution Non-commercial License, which permits use, distribution, and reproduction in any medium, provided the original work is properly cited, the use is non commercial and is otherwise in compliance with the license. See: http://creativecommons.org/licenses/by-nc/2.0/ and http://creativecommons.org/licenses/by-nc/2.0/legalcode.
mardi 18 août 2009
Décès à l´hôpital : les plaintes se multiplient
Article paru le Vendredi 14 Août 2009
Catherine Holué
Pas moins de quatre affaires relayées cette semaine par les médias : les dépôts de plainte suite à des décès survenus à l´hôpital semblent se multiplier en cette période de congés estivaux. Et les infirmières sont en première ligne. Lundi, les parents de la fillette de 5 ans décédée le 4 août à l´hôpital de Mulhouse, après s´être asphyxiée entre le matelas et les barrières de son lit, ont porté plainte pour « homicide involontaire par négligence et défaut de surveillance ». Des mises en examen pourraient « suivre rapidement », selon des sources judicaires. Mardi, les parents d´un nouveau-né ont également porté plainte pour « homicide involontaire » après la mort de leur fille, décédée le 4 août au CHU de Bordeaux après avoir été transférée la veille du centre hospitalier de Saintes, où elle est née. Il est reproché au personnel d´avoir laissé seul le bébé sur le ventre de sa maman, pour la tétée, alors que celle-ci « était épuisée après avoir accouché par césarienne » et avait « les bras sont entravés par une perfusion et un tensiomètre », selon l´avocat de la famille. « Deux personnes sont passées pour vérifier la tension de la mère mais quand la sage-femme est revenue après environ 40 minutes, l´enfant était asphyxié », a-t-il affirmé. Jeudi, on apprenait du parquet de Bordeaux la mise en examen et le placement sous contrôle judiciaire pour « homicide involontaire » d´une infirmière bordelaise de 26 ans, qui aurait administré par erreur le 8 août une surdose de médicaments à un patient, décédé quelques heures plus tard dans un établissement de soins de Mérignac. L´infirmière, qui a trois ans d´expérience, aurait fait une erreur de manipulation au début de sa tournée de distribution de médicaments. « Destiné à un patient de forte corpulence et contenant un triple dosage de neuroleptiques, le verre sera donné par inadvertance au malade d´à côté, un homme de 48 ans, très grièvement handicapé, plutôt frêle », selon le quotidien Sud Ouest. Enfin, ce vendredi, l´hôpital Flaubert du Havre indique dans un communiqué qu´une infirmière du service de réanimation néonatale a été récemment suspendue « à titre conservatoire » et qu´une enquête a été ouverte, à la suite du décès accidentel de deux grands prématurés le 6 août dernier. Les deux bébés, nés à 25 semaines de grossesse, sont décédés le même jour, dans le même service et étaient âgés de quatre et sept jours. Selon l´hôpital, leur pronostic vital était réservé. Les causes et les circonstances des décès n´ont pas été précisées. « Point de rupture » Le Syndicat national des professionnels infirmiers (Snpi) voit dans ces affaires, qui font écho aux erreurs médicales survenues pendant les fêtes de fin d´année 2008, une « cruelle façon pour le public de réaliser le très haut niveau de responsabilités qu´ont chaque jour les 500 000 infirmières qui exercent en France ». Or les conditions de travail des infirmières hospitalières ne sont plus à la hauteur de ces responsabilités, selon le syndicat : « Avec les plans d´économies qui se succèdent dans les établissements, la dégradation des conditions de travail est telle que l´effectif normal est pratiquement semblable à l´effectif minimum du week-end, les repos dus s´accumulent, et lors des vacances scolaires nous atteignons le point de rupture. » Le Snpi invite donc les infirmières salariées « à prendre sans tarder une assurance "responsabilité civile professionnelle" et à remplir une fiche d´alerte lors de chaque situation difficile, pour prévenir par écrit l´administrateur de garde et les élus du CHSCT d´une situation dangereuse ». Les présentations médicamenteuses « sources de confusion » sont également, une nouvelle fois, pointées du doigt.
.AOLWebSuite .AOLPicturesFullSizeLink { height: 1px; width: 1px; overflow: hidden; } .AOLWebSuite a {color:blue; text-decoration: underline; cursor: pointer} .AOLWebSuite a.hsSig {cursor: default}
lundi 3 août 2009
Grippe a(h1n1): un virologue plaide pour une quarantaine à l'hôpital
Le spécialiste estime que l'isolement d'un malade à domicile est "aberrant, même s'il porte un masque (...). Un mari dont la femme est enceinte et qui rentre chez lui avec le virus met en danger la vie de son épouse".
Il plaide en faveur d'une "quarantaine (...) dans des infectiopôles", des structures qui ont été fermées "dans les années 1970" et qu'il "faut recréer".
"Des centaines d'isolement de quelques jours, le temps d'avoir les résultats des prélèvements, éviteront des milliers de cas", ajoute-t-il.
Pour freiner la contagion, et ainsi "gagner suffisamment de temps" pour disposer des vaccins, le spécialiste plaide aussi pour des "moyens simples" comme éviter de se serrer la main en arrivant au bureau ou de s'embrasser en famille ou encore installer des distributeurs de solution hydro-alcoolique pour l'hygiène des mains dans les entreprises.
Le virologue estime que "ce n'est pas parce que vous êtes dans le métro, à côté de quelqu'un qui éternue, que vous risquez d'attraper le virus. C'est par un contact direct. Il faut régulièrement se laver les mains".
Didier Raoult affirme également qu'"on sait que le principal diffuseur des maladies respiratoires, c'est le personnel de santé". Il faut appliquer "des consignes strictes pour que le médecin, l'infirmière ou l'aide-soignante qui tousse ou qui est enrhumé ne vienne pas travailler", ajoute-t-il.
Le spécialiste critique enfin le fait qu'"on s'est abrité derrière" les stocks de masques et d'oseltamivir (Tamiflu*, Roche) "en pensant que cela suffirait à nous protéger".
"Personne ne peut affirmer que le virus ne va pas développer une résistance au Tamiflu*. Quant aux masques, on ne dispose d'aucune étude sur leur efficacité au quotidien" et ils sont difficiles à mettre en oeuvre au jour le jour "parce que les gens ont besoin de manger, prendre un café, allumer une cigarette...", précise-t-il.
Il plaide pour une vaccination généralisée contre les pneumocoques, le virus de la grippe A(H1N1) pouvant entraîner dans la population adulte des infections à pneumocoques "avec risque d'infarctus du myocarde"./vdb/vr/tn
samedi 18 juillet 2009
Un premier cas compliqué de H1N1 en France
établi avec un voyage à l’étranger. Enfin, 96 cas sont toujours en cours d’investigation. Au total au17 juin, 2 803 signalements ont été reçus et traités par l’InVS depuis le début de l’épidémie.
dimanche 14 juin 2009
Des défibrillateurs dans Paris
Docteur, puis-je utiliser un défibrillateur ?
Depuis 2007, de nombreux défibrillateurs ont été installés dans la capitale dans les lieux publics et dans certaines entreprises. En 2009, c’est au tour des immeubles de s’équiper. Un premier immeuble dans le XVème arrondissement de Paris inaugurait la semaine dernière le premier défibrillateur. Docteur, pourquoi installer des défibrillateurs ? Comment apprendre à l’utiliser ? Si une personne est victime d’un arrêt cardiaque devant moi, que dois-je faire ?
Focus sur les arrêts cardiaques
dimanche 7 juin 2009
Faire l’amour après la guerre, si possible
Le curcuma, plante magique du 21ème siècle ?
Attention à l’utilisation des IPP chez les patients cirrhotiques avec ascite
Syndrome coronarien aigu ST + : chaque minute compte
Accédez à tous les
vendredi 15 mai 2009
Voulez-vous encore d'un rat ?
(JIM)
Dr Jack Breuil
Dangereux, vraiment, d'avoir son rat ? Ceux des lecteurs de ce résumé qui ne rêvent que de se promener avec l'animal sur l'épaule pourraient hausser la clavicule libre d'un air fataliste : les cas de cow pox humains rapportés récemment en France et en Allemagne sont certainement regrettables, mais ils restent tout à fait confidentiels. C'est exact, mais il pourrait ne pas en être de même pour l'infection rapportée dans le Lancet Infectious Diseases de ce mois qui n'était autre, comme l'auront deviné sans examens complémentaires les plus avisés des cliniciens, qu'une leptospirose. Car plusieurs publications récentes suggèrent que les rats, autour de nous, pourraient être plus largement contaminés qu'on ne l'imagine souvent. Une étude danoise, réalisée dans les environs de Copenhague en 2006- 2007, avait trouvé des rongeurs infectés à 48-89 % dans 5 de 6 sites étudiés, en l'occurrence des égouts, et l'analyse épidémiologique des données avait permis de conclure à une transmission essentiellement environnementale. Une autre, française, n'était guère plus rassurante, soulignant encore l'importance du portage rénal et des contaminations urinaires de l'eau sauvage par les rats ; la séroprévalence murine globale retrouvée dans ce travail nantais était de 44 % (649 rongeurs analysés), les rats bruns (justement le Rattus norvegicus des Danois...) et les rats musqués étant plus atteints que les ragondins.
Alors, toujours envie d'un rat ? Pour B Dixon et les auteurs du « case report » rapporté en introduction, « la pratique d'adopter des rats sauvages devrait être activement découragée ». Nous nous en tiendrons là...
Dixon B : The hazards of pet ownership. Lancet Infectious Diseases 2009 ; 9 : 272 Aviat F et coll. : Leptospira exposure in the human environment in France: a survey in feral rodents and in fresh water. Comp Immunol Microbiol Infect Dis 2008. Publication avancée en ligne le 17 juillet